Candidature : Benoît Guyot

Benoît Guyot
Homme

Catégorie SmartGrandsEnsemble : Associé·es salarié·es
Lille

Votre métier, votre activité :

Consultant formateur en stratégie du développement durable, j’interviens dans de nombreuses écoles et universités de la région et coordonne des programmes de formation faisant le lien entre innovation, entreprenariat et développement durable. La démarche, en pédagogie de projet, séduit le monde de l’éducation, si bien que le conseil régional a lancé un appel d'offres pour accompagner une dizaine de lycées pilotes sur ces approches - que nous avons remporté avec un consultant, entrepreneur-salarié chez Smart. Pour la coordination de l'ensemble de ces écoles et universités, j’ai alors demandé à un partenaire de déployer son outil : Treviz, une plateforme collaborative open source intégrant un réseau social de compétences et des outils de gestion de projet (kanbans, messagerie instantanée, sauvegarde et stockage de documents...). Treviz étant un logiciel libre, nous avons lancé une instance dédiée pour la coopérative, et nous l'utilisons maintenant pour dynamiser les collectifs métier. En effet, grâce à l'outil, on retrouve en 2 clics une personne à partir de ses compétences, on peut créer un projet et lancer des appels à compétences. Par exemple, un consultant en permaculture peut chercher un communicant. Simple et tellement efficace pour favoriser la coopération ! Ou comment mon activité a contribué à l'émergence d'une dynamique de collaboration autour de la coopérative... et désormais entre entrepreneurs-salariés au sein de la coop.

Que pouvez-vous apporter au projet Smart ? Quelles sont les compétences et expériences que vous souhaitez apporter au sein du conseil d’administration ?

Je fais partie d’une génération qui pense que le changement doit venir des entrepreneurs. Inspiré par les entrepreneurs sociaux, j’ai fait mes premiers stages auprès d’entrepreneurs engagés. Après avoir travaillé pour une entreprise de négoce de matières premières végétales en transition, puis dans une entreprise de nettoyage éco-labellisée à Stockholm, j’ai créé une société de promotion de solutions éco-innovantes vers les pays francophones depuis la Suède. Ces expériences m’ont fait réaliser que la plupart des solutions se heurtent à certaines contraintes qui empêchent leur diffusion. Alors que je vivais encore en Suède, j’ai étudié dans un programme qui enseignait des approches permettant d’accompagner les personnes au sein des organisations à innover par elles-mêmes pour intégrer les enjeux sociétaux, plutôt qu’apporter les solutions de l’extérieur comme j’avais essayé de le faire auparavant. De retour en France, j’avais hâte d’appliquer les approches découvertes en Scandinavie. Le moyen le plus simple pour se focaliser sur le développement de son activité étant le portage salarial, j’ai opté pour le statut d’entrepreneur-salarié dans une coopérative dans laquelle travaillait un consultant ayant suivi la même formation en Suède. Pratiquant la facilitation, je me suis découvert une passion pour la mise en réseau que je prolonge aujourd’hui grâce à la solution Treviz. Bien sûr, l’outil numérique ne se substituera jamais au dialogue, au cœur de mon activité.

Pourquoi vous présentez-vous au Conseil d’Administration ?

Ces dernières années, mon implication dans le collectif démarches participatives m'a permis d'affermir certaines opinions et développer certaines convictions quant aux orientations stratégiques de la coopérative - notamment sur l'accompagnement des ES et le fonctionnement des collectifs. Je souhaiterais les porter au niveau du CA...

Comment voyez-vous Smart dans le futur ? Quelle est votre vision à terme du projet ?

Les entrepreneurs-salariés (ES), comme de nombreux professionnels actuellement, cherchent un équilibre entre entraide collective et démarche individuelle. L’accompagnement des ES, de l’intégration à l’« accélération », doit évoluer afin d’augmenter leurs chances de succès – tout en continuant de prendre en compte leur réalité individuelle. A l’avenir, les coopérateurs devraient, il me semble, intégrer à leurs pratiques le rôle de « facilitateur ». Celui-ci consiste à soutenir la rencontre, le réseautage et la collaboration entre des personnes ayant des compétences et des postures complémentaires. Nous devons chercher l'alignement des intérêts et l'engagement des ES dans des projets collectifs. Je souhaite également, dans la continuité de mes activités actuelles, contribuer à la diffusion, au sein de groupes de travail, de pratiques collaboratives que l’on place généralement dans le champ de la facilitation, des démarches participatives ou encore de l’ « intelligence collective ».