Candidature : Angéla Convers

Angéla Convers
Femme

Catégorie SmartGrandsEnsemble : Associé·es salarié·es
ACHICOURT (France)

Votre métier, votre activité :

Je suis salariée de l’équipe mutualisée au sein du groupe Smart depuis août 2018, en tant que conseillère salariée de Grands Ensemble. A ce titre, j’accompagne les membres de nos coopératives tout au long de leur parcours, dans le développement et le suivi de leur activité, tant au niveau individuel que collectif. Je participe également à l’animation de la vie coopérative de nos structures, notamment grâce aux processus de co-construction ou d’évaluation de nos outils et de nos actions que sont les bilans particpatifs, la démarche Smart in Progress, la Bigre rencontre, etc. Enfin, je contribue à la diffusion de notre modèle coopératif par le biais de travail d’information, de partenariats, de collaborations dans la sphère ESS, au niveau du bureau d’Arras.

Que pouvez-vous apporter au projet Smart ? Quelles sont les compétences et expériences que vous souhaitez apporter au sein du conseil d’administration ?

Comme tous les conseillers de la région Hauts-de-France, je manipule quotidiennement les outils de l’ensemble des coopératives du groupe, tant Smart que Grands Ensemble. Je considère que ces deux coopératives, si elles ont bien entendu en commun les valeurs coopératives, la protection des travailleurs autonomes, la socialisation des revenus, sont complémentaires au regard de leurs outils et de la mise en œuvre de ces valeurs. C’est une richesse de pouvoir faire le pont entre l’ensemble de nos outils, afin de répondre au mieux au besoin des membres qui nous rejoignent. La connaissance et l’utilisation des deux systèmes juxtaposés est à mon sens un atout, notamment dans l’optique de rapprochement de nos structures. Bien entendu, ma position de conseillère me met au contact direct et quotidien d’un nombre significatif d’entrepreneurs, et me permet donc d’être au plus près de leurs aspirations, de leurs besoins, de leurs souhaits. Par ailleurs, je souhaite contribuer à la diffusion de notre modèle coopératif et de la notion de communs. A ce titre, et sans être spécialiste, mais en basant sur une pratique de 15 ans en tant que conférencière, je me considère comme assez à l’aise pour pouvoir prendre la parole et présenter ce modèle, pourquoi pas devant des publics larges. Enfin, je dispose de compétences de gestion de projets, de management d’équipe, et ai les bases nécessaires pour la gestion des activités (certes à petite échelle pour l’instant).

Pourquoi vous présentez-vous au Conseil d’Administration ?

Dans un contexte général (politique, économique, social notamment), où il est plus que jamais nécessaire de repenser nos valeurs, de les recentrer sur l’humain et le tangible, il me paraît important de participer à la vie, et à la refonte, de projets ambitieux qui peuvent servir de contre-exemples concrets et fonctionnels à la loi du chacun-pour-soi. Nos coopératives démontrent quotidiennement qu’un modèle solidaire et démocratique, même à grande échelle, est viable (et enviable). Je souhaite donc participer à cette dynamique de travail, constituante, qui permettra de rendre encore plus fonctionnels, plus protecteurs, plus fluides et plus participatifs ces outils déjà parés de nombreuses vertus.

Comment voyez-vous Smart dans le futur ? Quelle est votre vision à terme du projet ?

J’ai une vision de Smart dans le futur, comme une version consolidée de ce qu’est le groupe actuellement : une coopérative aux dimensions extraordinaires, qui par sa démographie hors normes peut permettre une vraie protection mutualisée de chacun de ses membres. Je vois la convergence des structures actuelles comme un axe qu’il faut consolider, qui permettra l’accompagnement de chacun en fonction de ses aspirations et de ses besoins. J’imagine la vélocité et l’automatisation des outils Smart, augmentées de la force de protection sociale de la CAE Grands Ensemble, comme un excellent outil partagé de sécurisation du travail des travailleurs autonomes. J’augmente tout cela d’outils de délibération participatifs, dans une logique de gestion démocratique accrue, et je passe le tout à l’échelle européenne.