Candidature : Alexis Durand Jeanson

Alexis Durand Jeanson
Homme
Catégorie SmartFrance : Bénéficiaires : coordinateur·trice d'activité SmartFr
Gignac (proche de Montpellier, Hérault)

Votre métier, votre activité :

Paysagiste de cursus initial, je travaille depuis 2010 avec la marque collective Prima Terra sur des questions d'aménagement et de développement local avec une entrée "innovation territoriale" par des activités de recherche (indépendante et académique), d'accompagnement (politique, stratégique et méthodologique), de portage de projets (tiers-lieux, réseaux thématiques) et de formation-action (avec le Cnam, le Centre Michel Serres, des universités). Je réalise ces actions pour le compte d'organisations publiques et privés ainsi que de collectifs du monde francophone. Mon leitmotiv est d'intervenir non comme un consultant ou un cabinet d'études mais de facilitateur et tisserand de liens entre les sujets (à débat souvent !), les initiatives (individuelles, collectives, associant public-privé et j'insiste le tiers-secteur), les territoires (et là les rivalités sont malheureusement souvent nombreuses) en cherchant à les pérenniser dans des lieux collectifs. Ma meilleure réussite est que le client n'ait plus besoin de moi mais puisse me rappeler pour devenir des partenaires (changement de statut et de relation qui illustre un équilibre plus vertueux à mon avis, plus proche de la coopération).

Que pouvez-vous apporter au projet Smart ? Quelles sont les compétences et expériences que vous souhaitez apporter au sein du conseil d’administration ?

Administrateur de l'association Via Paysage - recherche action sur l'espace public depuis sa cofondation en 2013, de celle de Le Carré Bouge - laboratoire d'arts appliqués territorialisés pendant 4 ans, et bien d'autres (réseaux de l'assistance à maîtrise d'usage, tiers-lieux, réseau de recherche sur la transition, collectif pour le développement local, etc.) et par ailleurs membre permanent du Centre Michel Serres qui travaille sur les transitions de la société occidentale européenne, je pense pouvoir apporter un regard et une pratique qui cultive l'ouverture, le débat, l'innovation territoriale et la recherche éthique et permanente d'autonomisation des personnes. Par ailleurs, voyageant et étant en relation avec des univers très variés, je peux apporter une ouverture supplémentaire pour comprendre les interfaces entre nos mondes et modes de vie. Je suis par ailleurs cuisinier, dessinateur au fusain, jardinier (praticien de design permaculturel) et j'aime partager ces passions. :)

Pourquoi vous présentez-vous au Conseil d’Administration ?

Depuis ma découverte de Smart avec une Bigre Rencontre à Sète puis mon arrivée en son sein, je n'ai eu de cesse d'échanger avec mes interlocuteurs, parisien (Johnny) puis montpelliérains (Julie et Aurélien), pour tenter d'apporter des idées, des remarques, des envies pour apporter ma pierre à l'édifice commun. Aujourd'hui, après avoir vécu des années à la fois remuantes, harassantes et enthousiasmantes, je souhaite réaligner mon emploi du temps pour en donner davantage pour des sujets et engagements qui me parlent. C'est en ce sens que j'espère pouvoir apporter mon regard et mon attention portée sur le design permaculturel (faire avec le vivant) et l'apprenance (apprendre pour et par l'autonomie), les territoires et les lieux qui expérimentent et commencent à faire école.

Comment voyez-vous Smart dans le futur ? Quelle est votre vision à terme du projet ?

Je crois beaucoup au projet de confédération (plus qu'une fédération, pour garder la liberté d'expression, la mutualisation horizontale et non centralisée ainsi que la singularité culturelle des territoires) européenne des travailleurs, territoires coopératifs et lieux ressourçants que Smart est en train de constituer, au fil des années. Pour moi, j'imagine bien : - une mutuelle de coopération qui associe autour d'outils et de connaissance européenne (avec une école en ligne comme ébauchée durant le confinement), - un mouvement politique qui questionne, bouscule et vivifie le débat public européen sur les biens communs, - un espace de recherche action participative pour financer (par l'UE notamment) des coopérations thématiques, - une "banque" pour amorcer des projets collectifs mutualisants à moindre frais , - des lieux ressourçants et pilotes localement de dispositifs qui pourront essaimer ensuite, ou pas, - des permanents facilitateurs qui énergisent des dynamiques collectives locales et/ou thématiques (marques, projets éphémères ou pérennes, rencontres...)... Bref, un projet qui organise la coopération, la cultive de façon plurielle et singulière et qui évite les pièges du militantisme hégémonique au profit d'un projet qui fédère autour des spécificités de la coopération entrepreneuriale tout en acceptant et rendant visible les particularités locales, métiers ou encore thématiques. En somme, être acteurs de l'évolution de notre société en s'appuyant sur les réalités